Migration AWS : guide complet pour les entreprises en 2026
- il y a 1 jour
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Une migration AWS consiste à transférer tout ou partie de votre système d'information (serveurs, applications, bases de données et données) vers le cloud d'Amazon Web Services. L'objectif est de gagner en flexibilité, de renforcer la sécurité et d'optimiser les coûts d'infrastructure.
Une migration AWS ne se résume toutefois pas au transfert de serveurs. Elle nécessite une stratégie adaptée, une préparation rigoureuse et les bons outils pour limiter les risques et assurer la continuité de vos services.
Sommaire :
Qu'est-ce qu'une migration AWS ?
Une migration AWS, c'est le passage de votre système d'information (serveurs, bases de données, stockage, réseau) vers l'infrastructure AWS, que vous quittiez du on-premise ou un autre cloud.
Pourquoi les entreprises migrent vers AWS
Trois raisons reviennent presque à chaque fois.
Le coût. Vous payez ce que vous consommez. Fini les serveurs achetés "au cas où" et sous-utilisés à 80 %.
La flexibilité. Besoin de plus de puissance un jour de forte affluence ? Vous l'ajoutez en quelques clics, puis vous la retirez.
La sécurité. AWS investit massivement dans la protection de ses infrastructures. Des outils comme Amazon GuardDuty surveillent les menaces en continu.
AWS migration services : ce qu'Amazon met à disposition
AWS Migration Hub : un tableau de bord pour suivre tous vos transferts au même endroit.
AWS Application Discovery Service : il analyse votre infrastructure actuelle pour repérer ce qui doit bouger. AWS ferme ce service aux nouveaux clients depuis le 7 novembre 2025 ; pour l'évaluation, on recommande désormais AWS Migration Evaluator.
AWS Database Migration Service (DMS) : il déplace vos bases de données, souvent sans interruption de service.
AWS DataSync : il transfère vos fichiers et vos données de stockage.
Migration Acceleration Program (MAP) : un accompagnement en 3 phases (Assess, Mobilize, Migrate & Modernize), avec parfois des crédits financiers à la clé.
Ces outils sont gratuits ou peu coûteux, mais ils ne remplacent pas une vraie stratégie de migration cloud AWS : c'est souvent là que le bât blesse.
AWS, Azure, GCP : lequel choisir ?
Avant de parler méthode, une question revient presque à chaque échange : pourquoi AWS plutôt qu'Azure ou GCP ?
Il n'y a pas de réponse universelle. Les trois couvrent globalement les mêmes besoins (calcul, stockage, bases de données, sécurité), mais chacune a un terrain de prédilection.
Critère | AWS | Azure | GCP |
Maturité et étendue des services | Le plus ancien des trois (lancé en 2006), catalogue le plus large, plus grosse communauté de partenaires certifiés. | Catalogue très complet, solide sur les services d'entreprise et l'hybride (Azure Arc). | Catalogue plus resserré, mais très pointu sur la data et l'IA/ML (BigQuery, Vertex AI). |
Écosystème existant | Neutre : ne présuppose aucun existant, souvent le choix "par défaut" pour un SI hétérogène. | Logique si vous êtes déjà sous Microsoft 365, Active Directory ou Windows Server. | Cohérent si vous êtes sur Google Workspace, ou si la data/analytics est votre priorité. |
Tarification | Paiement à l'usage, grille dense, remises via Savings Plans ou Reserved Instances. | Modèle similaire, remises intéressantes si vous avez déjà des licences Microsoft (Hybrid Benefit). | Modèle similaire, facturation souvent jugée plus lisible, remises automatiques à l'usage soutenu. |
Cas d'usage privilégié | SI complexe et hétérogène, besoin d'un catalogue très large. | Entreprises déjà équipées Microsoft, environnements hybrides, secteurs très régulés. | Projets data-driven, IA/ML, entreprises déjà sous Google Workspace. |
Disponibilité des compétences | La plus large sur le marché français : le plus de prestataires certifiés. | Bonne disponibilité, portée par la présence installée de Microsoft en entreprise. | Marché plus restreint, compétences plus rares et plus chères à recruter. |
Notre position chez Teolia : on n'est pas revendeur exclusif d'une plateforme. On regarde d'abord votre existant (parc Microsoft, outils data, contraintes métier, compétences en interne) avant de recommander AWS, Azure ou GCP. Sur la majorité des dossiers PME/ETI qu'on traite, AWS reste le choix par défaut quand le SI est hétérogène et sans dépendance forte à un écosystème existant.
Migration AWS en interne ou avec un prestataire : le comparatif
C'est la vraie question avant de lancer le projet : piloter avec l'équipe en place, ou faire appel à un prestataire spécialisé ?
Tout dépend de la taille du SI, du temps réellement disponible en interne, et du risque que vous pouvez encaisser. Quatre critères tranchent.
Critère | En interne | Avec un prestataire (Teolia) |
Délai | Souvent long : l'équipe apprend en marchant, en plus de son travail quotidien. Comptez 8 à 12 mois sur un périmètre moyen. | Cadré dès l'audit : généralement 3 à 6 mois sur un périmètre équivalent. |
Risque | Plus élevé : dépendances découvertes trop tard, pas de plan de retour arrière testé en conditions réelles. | Migration par vagues, tests à chaque étape, rollback préparé avant, pas pendant l'incident. |
Coût | Coût caché souvent sous-estimé : temps équipe mobilisé, formation, double run qui traîne. | Visible dès le devis, ROI estimé dès l'audit, moins de mauvaises surprises en cours de route. |
Montée en compétence | Réelle, mais lente et par essai-erreur, parfois au prix d'incidents en production. | Accélérée : vos équipes se forment en même temps que la migration avance, sur des cas réels. |
Notre avis : les aws migration services gratuits (Migration Hub, DMS, MGN) sont de bons outils, mais un outil exécute un transfert, il ne décide pas de la stratégie. La vraie difficulté d'une migration, ce n'est presque jamais la technique : c'est l'arbitrage entre applications, les dépendances découvertes trop tard, et le temps que ça prend à une équipe qui a déjà un métier à plein temps.

Teolia, votre partenaire pour réussir votre migration AWS
Teolia, c'est 190 consultants et 430 projets livrés depuis 2014. Nos consultants cloud DevOps accompagnent votre migration AWS de bout en bout, sans template générique.
On part toujours de votre existant : infrastructure, contraintes métier, budget. Objectif : moderniser vos plateformes, industrialiser les déploiements, et sécuriser chaque étape du transfert.
Résultat : une migration plus rapide, moins d'incidents, et des équipes montées en compétence à la fin du projet.
Notre approche tient en 5 points :
Auditer l'existant et chiffrer les gains réels d'un passage à AWS.
Planifier une stratégie sur mesure, application par application, parmi les 6 R.
Migrer par vagues, pour fluidifier le transfert et garder l'activité opérationnelle.
Transférer les compétences vers vos équipes IT, pas juste livrer un rapport final.
Accompagner l'après-migration, pour sécuriser et optimiser vos coûts dans la durée.
Vous envisagez une migration AWS ? Échangez avec un consultant cloud Teolia. Un premier échange suffit souvent à clarifier le périmètre et comparer l'option interne et l'option accompagnée.
Les 6 stratégies de migration : le modèle des "6 R"
AWS a défini un cadre repris par toute l'industrie pour choisir la bonne approche selon chaque application. On l'appelle les "6 R".
Stratégie | Surnom | En clair | Quand l'utiliser |
Rehost | "Lift and shift" | Vous déplacez l'application telle quelle, sans toucher au code | Migration rapide, budget serré, peu de risques |
Replatform | "Lift, tinker and shift" | Vous déplacez et ajustez un peu (ex : base de données managée) | Vous voulez gagner en performance sans tout réécrire |
Repurchase | "Drop and shop" | Vous abandonnez votre logiciel actuel pour un équivalent SaaS | Un vieux logiciel de gestion qu'un SaaS (type Salesforce) remplace mieux |
Refactor | "Re-architecture" | Vous réécrivez l'application pour profiter à fond du cloud | Fort besoin de scalabilité ou de performance, budget conséquent |
Retire | "Drop and go" | Vous supprimez l'application, elle ne sert plus à rien | Un audit révèle des applications inutilisées |
Retain | "Re-visit" | Vous gardez l'application où elle est, pour l'instant | Contrainte réglementaire, dépendance technique, ou pas encore prioritaire |
Notre conseil : ne cherchez pas à tout réarchitecturer d'entrée de jeu. La majorité des projets réussis combinent plusieurs "R" selon les applications - un ERP critique peut rester en Retain pendant qu'un site vitrine passe en Rehost le mois suivant.
Les étapes d'une migration AWS
Une migration se déroule presque toujours en 4 grandes étapes. Sauter une étape, c'est prendre un risque.
1. L'évaluation (Assess)
On analyse l'existant : combien de serveurs, quelles applications, quelles dépendances entre elles. AWS Migration Evaluator scanne l'infrastructure et estime coûts et gains - c'est l'outil qu'AWS recommande aujourd'hui pour cette étape.
Résultat : une cartographie précise + une estimation chiffrée du ROI.
2. La planification (Mobilize)
On choisit la stratégie "R" pour chaque application, on construit le plan de migration application par application, et on prépare la "landing zone" - l'environnement AWS sécurisé qui va accueillir vos données.
3. L'exécution (Migrate)
Le transfert proprement dit, avec des services comme AWS DMS pour les bases de données ou AWS Application Migration Service (MGN) pour les serveurs.
Cette phase se fait par vagues, pas d'un coup : on migre d'abord les applications les moins critiques pour valider la méthode.
4. L'optimisation post-migration
Une fois sur AWS, le travail continue : rightsizing des ressources, surveillance des coûts, renforcement de la sécurité, et modernisation de certaines applications si besoin.
Les défis d'une migration AWS
Une migration AWS n'est jamais un long fleuve tranquille. Voici les difficultés les plus fréquentes.
La sous-estimation du temps et du budget. Un audit rapide prend quelques jours. Une migration complète d'un SI se compte en mois.
Les applications trop anciennes. Certains logiciels métiers datent d'il y a 15 ans, mal documentés, parfois plus personne ne les comprend en interne.
La dépendance entre applications. Déplacer une base de données sans vérifier tout ce qui s'y connecte, c'est le meilleur moyen de casser trois autres services le jour J.
La sécurité et la conformité. RGPD, secteur régulé, données sensibles : chaque contrainte se pense avant la migration, pas après.
La résistance interne. Les équipes IT craignent parfois de perdre le contrôle ou leurs habitudes. Sans accompagnement au changement, le projet patine.
Les coûts cachés. Transfert de données, formation des équipes, double run pendant la transition : le budget initial explose souvent de 20 à 30 % s'il n'a pas été anticipé.
FAQ : les questions qu'on nous pose le plus
Combien coûte une migration AWS ?
Ça dépend entièrement du périmètre. Une migration simple (quelques serveurs, méthode Rehost) peut coûter quelques milliers d'euros. Un projet complet avec réarchitecture peut monter à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Le calcul du ROI se fait dès la phase d'évaluation.
Combien de temps dure une migration AWS ?
De 2 à 3 mois pour un périmètre restreint, 6 à 12 mois pour un SI complexe avec plusieurs dizaines d'applications.
Faut-il tout migrer d'un coup ?
Non, c'est même déconseillé. On migre par vagues, en commençant par les applications les moins critiques, pour valider la méthode avant le cœur du système.
Peut-on revenir en arrière après une migration AWS ?
Oui, si le plan a prévu un scénario de rollback. C'est justement pour ça qu'un accompagnement structuré fait la différence : le retour arrière se pense avant, pas pendant l'incident.
AWS est-il compatible avec le RGPD ?
Oui. AWS propose des régions européennes (Paris, Francfort, Irlande) et des outils de conformité. Mais la responsabilité du paramétrage reste la vôtre : c'est le principe de la "responsabilité partagée" AWS.




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